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Le deuil d'un être cher

Si je tenais à vous parler de ce sujet si délicat et tellement personnel, c'est aussi pour amener une note positive.

Il y a plus de 20 j'ai perdu ma grand-mère, mon pilier, j'avais la trentaine 2 enfants de 6 et 3 ans, et même si les derniers mois ma grand-mère, Adèle, n'était plus tout à fait dans la réalité, elle restait la personne en qui j'avais le plus confiance.

Le 16 décembre, jour où elle nous a quitté, a été un jour gravé dans ma mémoire et mon coeur, elle m'a appelé l'après-midi et nous avons bavardé pendant plus d'une heure au téléphone, c'était un jeudi et nous devions passer le samedi à l'EMS avec les enfants pour les cadeaux de Noël. Elle était tellement dans le moment présent à ne plus me confondre avec ma mère, c'était merveilleux un moment inoubliable.


Mais le soir elle s'est paisiblement endormie pour toujours, je m'en suis tellement voulue de ne pas avoir compris qu'elle me disait simplement au revoir, j'étais pourtant habituée à ces situations je travaillais en EMS.


Il m'aura fallu les cours d'accompagnement de la personne endeuillée de Rosette Poletti, pour comprendre que cette culpabilité n'avait plus de raison d'être, on ne fait jamais son deuil, la personne nous manquera toujours même si on entend cette phrase bateau oui mais elle a bien vécu, elle était âgée, en quoi cela change le manque, en quoi cela remplace la personne. En rien !


Rosette Poletti a une phrase qui résume bien le deuil, on intègre la personne à son coeur, elle fait entièrement partie de nous et continue à vivre en nous.


J'ai eu tellement de doutes en étant maman, je n'avais que l'exemple de ma grand-mère et ce n'est pas le même rôle, j'ai fait des erreurs comme toutes les mamans et j'ai surcompensé ce que je n'avais pas reçu, mais j'assume je suis une mère poule. Et quand je vois la merveilleuse maman que ma fille est devenue, je me dis que je n'ai pas tout fait faux...


Grâce à la relation extraordinaire que j'ai eue avec ma grand-mère, ce nouveau rôle est d'une évidence et je comprends maintenant ce que voulait dire Rosette, ma grand-mère vit en moi. Elle m'accompagne tellement quand je suis avec ma petite-fille de bientôt 2 ans, Erine, tout est simple je ne me pose pas de question, je suis une grand-mère et j'adore ça. Et elle me le rend tellement bien, cette complicité que nous avons la chance de pouvoir créer toutes les 2, je me réjouis de pouvoir créer ce lien avec ma deuxième petite-fille de 3 mois Elona.


Toutes ces heures passées chez ma grand-mère à faire des puzzles, du crochet, du tricot, à manger devant la télé, tous ces souvenirs ne sont enfin plus douloureux mais je me réjouis tellement de pouvoir en créer pour mes petites-filles. Pouvoir leur offrir ce que j'ai eu la chance d'avoir.


20 ans qu'elle est partie, mais finalement je crois qu'elle n'a jamais été aussi présente que depuis 2018, où j'ai eu la chance de devenir à mon tour, et pas trop vieille, grand-mère, mamy comme dit Erine.


Tout ça pour vous rappeler que certains deuils sont longs, douloureux, qu'on a le droit de continuer à en parler ! mais surtout que faire son deuil ce n'est pas oublier la douleur de la perte, c'est pouvoir ressentir tous les merveilleux souvenirs sans tristesse, un peu de mélancolie oui, mais surtout savoir que cet être qui nous manque fait intégralement partie de nous, comme niché au chaud dans notre coeur.







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